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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 11:05

Grande gueule ou grand talent, le grand public a découvert Robert Pires en suivant chaque week-end ce qui s’appelait encore le championnat de première division au milieu des années 90.
Il symbolisait la talentueuse génération du Football Club de Metz qui vivait alors ses meilleures années. Il devient titulaire à 20 ans et devient une pièce maîtresse de l’attaque. Lors de la saison 95-96, les PP (Pires & Pouget) flingueurs marquent 11 buts chacun en championnat et leur équipe remporte la coupe de la ligue afin de se qualifier pour la prochaine coupe de l’UEFA. Ils seront éliminés par Newcastle en 8èmes de finale mais cela constitue la meilleure campagne européenne de l’histoire du FC Metz tandis que Robert vit ses premières sélections en équipe de France. La saison suivante, alors champions d’automne, ils laissent filer le titre national lors de la dernière journée au bénéfice du RC Lens (Metz termine deuxième à la différence de buts, meilleure performance nationale du club). Le club grenat ne se remettra jamais de cet échec et ne passera même pas le 3ème tour préliminaire de C1 car ses talents ont fui la Lorraine.

Le joueur formé au Stade de Reims gardera de proches relations avec le club messin qui retiendra qu’il a marqué 11 buts durant chacun de ses trois derniers championnats de France sous leurs couleurs. A l’été 98, il fait partie de la légendaire liste des vingt-deux joueurs d’Aimé Jacquet qui lui offre un rôle plus polyvalent pour lequel il est prié de « muscler son jeu ».
Suite à cette compétition, et sollicité par de nombreux clubs, il choisit l’OM où il s’impose avec succès.  Lors de sa seconde saison, sa première en tant que capitaine, il est pris en grip par les supporters marseillais et décide de changer d’air à nouveau. Encore une fois, avant de représenter ses nouvelles couleurs, il participe à un été réussi avec ses copains de l’équipe de France. Lors de l’Euro 2000, qu’il a passé en majorité sur le banc, il apportera sa fraîcheur en finale avant de transmettre la balle à Trézéguet pour le succès qu’on connaît.

A partir de 2000, Arsenal et sa colonie française voient éclore un Pires ‘musclé’ et encore meilleur ; l’année suivante, il profite de l’absence de Zidane en coupe des confédérations pour dominer le milieu de terrain et être élu meilleur joueur de la compétition lors du sacre bleu.  Durant la saison suivante, il forme, aux côtés de Patrick Vieira, un milieu de terrain redouté dans toute l’Angleterre jusque sa douloureuse blessure au genou. A la fin de la saison, les Gunners sont sacrés champions et appellent Robert Pires sur la pelouse. C’est en béquilles qu’il viendra soulever le trophée, il vient également d’être élu meilleur joueur de Premier League. Il quittera Arsenal après six saisons, il y laissera un excellent souvenir et un bilan de 84 buts en 284 matchs sous Arsène Wenger.
Son palmarès sous les couleurs du plus titré des clubs londoniens parle de lui-même : trois coupes d’Angleterres et deux premierships, ce deuxième titre de champions entrera dans la légende britannique puisque les Gunners ont terminé le championnat, invaincus (30 buts pour Thierry Henry).

Il ne manquait qu’une chose à la superbe génération 2000 d’Arsenal FC pour devenir légendaire, une coupe aux grandes oreilles. Seulement, en 2006, lors de leur saison européenne la plus aboutie, ils se sont inclinés au pied de la dernière marche, face aux barcelonais de Ronaldinho (2-1 au Stade de France). Comme souvent, les finales se jouent sur les détails les plus infimes et bien malin qui peut prédire le vainqueur si Pires n’était pas sorti à la 18ème minute pour laisser sa place à Almunia suite à l’expulsion de Lehmann. Après ce match, Pires, alors âgé de 32 ans, ne verra pas son contrat renouvelé, et signera à Villareal. Comme avant chacun de ces transferts, Pires espère s’affirmer lors d’une compétition internationale mais… il n’a pas été appelé depuis presque deux ans par Raymond Domenech, et malgré le mea culpa du joueur (en rapport à des critiques médiatisées à l’encontre du sélectionneur) il n’accompagnera pas ses copains en Allemagne en 2006.

Après une autre grave blessure au genou, Pires débute avec Villareal en mars 2007 et s’y trouve toujours aujourd’hui. Il s’est imposé comme un des meilleurs joueurs du club qui a fini deuxième de la Liga en 2007-08. Bien que le sous-marin jaune paraisse couler en ce début de saison 2009-10, le joueur français, qui a fraichement fêté ses 36 ans, a enchaîné quelques brillantes performances au Madrigal et elles semblent relancer Villareal. Jamais considéré comme une légende, le statut international de Robert Pires est indéniable. Si il avait bénéficié différemment de l’effet papillon, si il avait eu moins de blessures et fais quelques meilleurs choix, il aurait été plus fort. A la vue de certains noms sur les listes de l’équipe de France, on pense régulièrement qu’il a sa place, par la propreté de son jeu, son intelligence, et son fair-play. Suite à de tels propos, Monday Sport risque de ne pas figurer dans le groupe pour affronter l’Eire, espérons que ça ne nous coûtera pas une coupe du monde…

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Published by Les Z'infomanes - dans Chroniques arrêtées
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