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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 00:54

Sa matière, les machines; son sujet, l'Homme.

 

 

Malachi FarrellGOOD

 

Jeune artiste français, Malachi Farrell, comme un savant fou, fabrique, construit des installations dont les "vices" et les boulons sont les principaux acteurs. Chorégraphiées, les scènes qu’il met en place sont lourdes de sens. Dans un souci didactique, elles sont faciles d’accès ce qui rend la démarche de l’artiste appréciable. L’artiste étudie et rend compte à travers ses pièces de l’évolution humaine et de la tragédie inhérente à sa volonté de se reproduire, de se représenter au travers d’éléments mécaniques. C’est aussi ce vieux rêve du robot intelligent, d’un être fabriqué de toutes pièces par l’Homme et autonome qui est mit en jeu ici.

 

 

 

 

 

Selon lui l’étude de l’environnement contemporain passe par celle des machines et de la technologie. Ses sujets, politiques et sociaux, sont formalisés sur fond de musique dramatisante de blockbuster américain. Evidemment issues de la culture populaire c’est ce qui rend si séduisantes et intéressantes ses installations : tout le monde s’y retrouve. La forme spectaculaire ou humoristique ne gâche néanmoins pas le fond, préoccupées par les problèmes de notre temps, ces pièces sont comme témoins des agressions permanentes que nous recevons de la violence, des médias, de la télécommunication…

 

 

 

 

Amas de plaques, de tiges, de vis de métal, les acteurs des installations nous séduisent et provoquent en nous des émotions. Paradoxe que l’on retrouve dans la plupart des oeuvres. Les machines sont personnifiées mais sans vraiment bénéficier d’une forme humaine, ou seraient quelque chose de l’ordre du corps déchiqueté, désincarné. Belle métaphore de notre relation au monde, aliéné  par ce que nous avons nous même construit, ce sont nous les robots. Malachi Farrell joue de cette perception de l’image, de notre soumission à elle pour donner corps à ses installations.

 

Ses minis scènes, sont autant de prisons sociales que ce qu’elles définissent. Les cliquetis des danses robotiques, figées dans leur lassitude, rythment le voyage du spectateur au cœur d’un univers angoissant.       

 

 

  

 

 

 

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Published by Les Z'infomanes - dans Arts Plastiques par Marion
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