Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 22:26

9782917460092FS.gif

 

 

Attention Mesdames et Messieurs, vous entrez dans un monde imaginaire, dirigé par Saturne. Un monde où le chef d'une révolution est quitté par sa femme parce qu'il pisse au lit. Où sa fille a les dents pourries et la peau de la langue qui se décolle car elle est accro aux citrons verts. Où les tortues sont  bioniques et où un bébé végétatif est Nostradamus.


Un monde où le narrateur et l'auteur se mêlent en Dieu et dont les personnages essaient de fuir le regard. Un livre improbable où la mise en page change à chaque page. Où le texte se balade dans tous les sens. Où des blocs noirs viennent se poser sur le texte qui devient illisible.


Un univers créé par l'auteur mexicain Salvador Plascencia, que l'on suppose destiné à son ancienne compagne, décrivant sa rancœur et sa douleur. Il va jusqu'à s'adresser directement à elle au point de laisser une page avec un seul mot "Salope".


C'est son premier roman, et il fait très fort ! C'est un livre qui par sa mise en page et son histoire retranscrit le déboussolement dans lequel nous met une rupture amoureuse.


Certes, me direz vous, ça a l'air vraiment tordu ! Et il l'est. Mais c'est une réelle expérience littéraire. Une nouvelle façon d'aborder la lecture. Non pas uniquement dans son histoire, mais dans son ensemble. L'objet livre, la mise en page et la typographie viennent autant servir la narration que l'écriture.


Un ovni, un "freak" dans le monde de la littérature. Mic_Mac a pris le pari de publier cette étrange histoire et on les en félicite. Chapeau d'avoir pris le risque de faire un livre aussi extravagant.


Merci pour cette expérience inoubliable ...


 

Le peuple de papier, Salvador Plascencia. Editions Mic_Mac, 2010

 

Marine DENIS

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Les Z'infomanes - dans Livres par Marine
commenter cet article

commentaires