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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 08:00

 

 

OceanKP_8910.jpg

Bill Viola est un artiste américain né à New-York la 25 janvier 1951. Il s’exerce surtout dans la vidéo qui s’organise dans des installations monumentales.

 

C’est assez loin des gros films d’action où une minute c’est : une course-poursuite, un saut en parachute, trois immeubles qui explosent, dix voitures qui s’enflamment, deux cent morts,  cent quatre-vingt chargeurs vidés et pendant ce temps, Schwarzenegger a eu le temps de manger un sandwich et d’aller draguer la fille dont il avait sauvé la vie par erreur la minute d’avant.  Ici il ne se passe pratiquement rien et lentement, très lentement…


 

Bill-Viola-Ocean-Without--002.jpg

Vidéo et extrait photographique de Ocean without a shore, biennale de Venise, 2007

 

 

La lenteur des actions permet de la voir dans tout son développement, l’esprit dispose ainsi à loisir du temps pour imaginer, interpréter les différentes formes qui lui font signe. Elles s’adressent à l’imaginaire collectif sur des thèmes qui vont du religieux à l’historique en passant par l’humain.

Les installations de Bill Viola ne se regardent pas, elles se vivent. Il faut embarquer sur le bateau de la contemplation et laisser l’esprit divaguer dans un état quasi-hypnotique. Un peu comme quand l’écran de veille de l’ordinateur nous laisse immobile, la mâchoire pendante, un quart d’heure, sans ennuyer pour autant. Les formes qui s’animent en boucles lente et répétitives, nous laissent rêveur.

 

 

 

Bill-Viola-Ocean-Without--001

Ocean without a shore, biennale de Venise, 2007

 

 

 

 

L’artiste met en scène des actions qui n’ont rien d’étrangères ou dont l’issue est déjà connue. Elles ne sont  pas énigmatiques. Mais l’image, ce qu’elle exprime grâce à la vidéo, donne à voir tout autre chose que l’action elle-même. Utilisant des technologies toujours plus léchées de caméras, d’écrans et d’effets visuels  lors d’installations monumentales, le vidéaste englobe le spectateur dans un univers étrange et sourd. Les différentes matières de l’image vidéo (noir et blanc sali, couleur HD, ralentis, macro…) sont autant de potentiels expressifs à faire sens.

 

 Une silhouette désincarnée se transforme en un corps palpable. C’est un ange qui a traversé le mur d’eau pour passer du royaume des morts à celui des vivants. Une tache se rétracte pour en éjecter un humain. Le bruit d’une goutte d’eau que l’on regarde tomber est assourdissant.


 

 

Migration, 1976
 

 

 

lNine Attempts to Achieve Immortality, 1996

 Fire Woman

I Do Not Know What It Is I Am Like, 1986

White Space

 

« L'art doit faire partie de la vie quotidienne, sinon il n'est pas honnête. » Bill Viola, Art Video, de Sylvia Martin, éditions Taschen, 2006.


 


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Published by Les Z'infomanes - dans Arts Plastiques par Marion
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