Vendredi 30 mars 2012 5 30 /03 /Mars /2012 13:28

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Présentation: Un joli manteau voyage seul sur la route. Triste et angoissé par la nuit qui approche, il cherche désespérément quelqu’un voulant bien de lui. En chemin, il fait la connaissance de Barbara, une adorable fillette transie de froid. Sont-ils faits l’un pour l’autre ? Un conte tendre et sentimental sur l’amour et le sentiment d’appartenance.

 

Cette critique a été rédigée pour Les Agents Littéraires, site favorisant la promotion des petits éditeurs.

 

 

 

Ce matin, j’ai enfilé mon manteau. Mais je ne l’ai pas regardé comme d’habitude. Après avoir lu Le manteau fantôme, de Vitomil Zupan, j’ai l’impression que le mien a une âme et que lorsque mon regard s’est posé sur lui il y a quelques années dans les rayons d’une grande chaîne de vêtements, ce n’était pas par hasard. Nous étions faits l’un pour l’autre. 

 

Le manteau fantôme, un conte slovène, datant de 1974, est un classique de l’école primaire pour les enfants de ce pays. L’histoire évoque la difficulté de trouver quelqu’un qui nous correspond et qui nous aime pour ce que l’on est.

Celle-ci est présentée de façon classique. Chaque double-page correspond à un intervenant rencontré. Les illustrations sont réalisées principalement à la gouache. On devine le grain du papier, ce qui donne un aspect authentique aux images qui ont des dominantes de rose et de vert. L’illustratrice joue d’ailleurs avec celles-ci en faisant évoluer les dominantes au fur et à mesure de l’histoire. Alors que le livre commence avec le rose, il va ensuite s’imprégner de plus en plus de vert jusqu’à ce qu’il prenne tout l’espace.

Malgré la symbolique de ces couleurs : romantique et bonheur pour le rose ; espoir pour le vert ; l’ensemble paraît triste et terne à la fois. Le grand vide laissé par le ciel dans chaque illustration, ainsi que les expressions impassibles des personnages le démontre.

 

Cependant, cette impression de contemplation vient servir l’histoire dans laquelle le pauvre manteau subit son environnement sans pouvoir en être acteur, recherchant le bonheur sans réellement y arriver.

 

Pédagogiquement, c’est un conte intéressant, facile à comprendre, quoi qu’ayant une triste morale à mon goût. Après avoir cherché de la compagnie auprès de tous ceux qu’il croise, le manteau héros de l’histoire trouve finalement chaussure à son pied, ou plutôt fillette à son manteau. Cela veut-il dire que nous ne nous complétons qu’avec ceux qui nous ressemblent ?

 

Je n’ai pas été touchée par cet ouvrage. Je l’ai trouvé très scolaire et classique. Certes, cette histoire est intemporelle et il est important de conserver les contes classiques des différents pays, mais la production actuelle en littérature jeunesse est extrêmement riche et régulièrement renouvelée. Le style d’écriture et les illustrations ont malheureusement un peu vieilli face à la jeune concurrence.

 

 

Le Manteau fantôme, de Vitomil Zupan & Marija Lucija Stupica, Éditions Circonflexe, 28 pages, 13,50 euros.

 

Marine DENIS

Par Les Z'infomanes - Publié dans : Livres par Marine - Communauté : Les Z'infomanes
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Dimanche 26 juin 2011 7 26 /06 /Juin /2011 00:00

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Les funky colors sont à l’ordre du jour et elles cachent pourtant des sujets pas si funky que ça : la mort, la vie, la religion, la politique sont au centre de cette facture chatoyante. Ces couleurs, à la fois douces et agressives, sont le support qu’utilise Marc Molk dans une pratique cohérente qui joue de ces oppositions de ressentis. Inspirée de la culture pop et de l’histoire de l’art plus sérieuse et des épisodes édifiant de notre histoire, l’artiste réinvente le genre autrefois si prestigieux de la peinture d’histoire dans une version contemporaine.

 

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Métaphore d’une mythologie d’une époque Marc Molk condense dans sa peinture tous les thèmes actuels. On retrouvera les nymphes qui côtoient actrices porno, la guerre et la corruption au côté des chevaliers, des contes du Moyen Age, protégeant la veuve et l’orphelin des méchants dragons.  Ainsi nous montre-t-il les liens qui existent entre l’imaginaire, la réalité et son interprétation fictive : la réalité serait-elle à ce point folie qu’elle présente autant de point commun avec l’imagination la plus délirante ? 

 

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Son étonnante manière de donner une matérialité fluide  et vaporeuse semble participer dans sa totalité à l’expression de son sujet : société insaisissable comme un gaz fluo radioactif amélioré d’un arrière goût de fraise Hollywood.

 

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L’artiste est actuellement en résidence en Corrèze à Chamalot, premier prix du concours Novembre à Vitry, vous pourrez y voir une exposition montrant ces réalisations de ce temps de travail imparti.

 

www.molk.fr


Par Les Z'infomanes - Publié dans : Arts Plastiques par Marion - Communauté : Les Z'infomanes
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Mardi 14 juin 2011 2 14 /06 /Juin /2011 18:00

Article publié sur www.respectmag.com


http://www.iwelcom.tv/images/KoHndo/KOHNDO_OK-2a.jpgAncien membre de La Cliqua, Kohndo vient de sortir un troisième album, Soul Inside. A travers un phrasé subtil, il aborde sous des angles originaux, la vie quotidienne d’un trentenaire, ses joies, ses galères et ses réflexions. Le tout porté par un accompagnement métissé, entre soul, funk, rock et jazz. Il revendique sans agresser. Un rap sage et poétique, au style enlevé.

 

 

 

Tu dis : « J’aurais pu écrire un album de blues tant la douceur et la tristesse ont jonché mon parcours. […] Mais j’ai grandi dans la dureté d’un monde rap »…


Je suis tombé dans le rap par hasard, comme d’autres tombent amoureux. J’ai juste eu plus de facilité à rencontrer le hip-hop du fait d’avoir grandi en banlieue. Malgré tout, j’ai fait ma culture musicale à la médiathèque de Bobigny. Le hip-hop amène vers les autres styles. J’aurais pu faire un album blues, au sens plus sombre. Mais je trouve qu’aujourd’hui la musique rap a déjà suffisamment son lot de déprime et de violence.

Soul Inside, l’album de la maturité ?


J’ai toujours écrit de cette façon. Il ne s’agit pas d’une prise de conscience tardive. Les sujets sont traités avec nuance, c’était déjà le cas du temps de La Cliqua. On vit une époque où les contrastes doivent être beaucoup plus marqués. Et ce, parce que médias et diffuseurs ont tendance à vouloir tout mettre dans des cases. Je remets l’humain au centre car on n’est pas des produits. La musique que je propose doit être mouvante tout comme une personne ne fait pas la gueule 24 heures sur 24.   

 

 

« Pardonnez-moi d’être un banlieusard, mais d’être beaucoup plus ouvert qu’leurs sondages et leurs stats ». En gros, ce morceau signifie : « pardonnez-moi de ne pas correspondre à vos clichés » ?


Oui exactement. Enormément de gens n’écoutent pas le rap de la même façon que d’autres styles musicaux. Ils veulent de la violence, quelque chose de très explicite. Et sont perturbés quand ce n’est pas le cas. C’est un peu comme quand tu vas voir un film d’horreur et qu’il n’y a pas de sang. T’es déçu. Le rap n’est pas ce que l’on croit. On lui enlève sa portée artistique, on enlève aux rappeurs le droit d’être humains. On m’a déjà dit, « le problème c’est que ton rap est trop intelligent » ou « trop mâture ». Ça n’a aucun sens ! C’est une forme de racisme. T’es noir, t’es français, on voit avant tout un grand noir rappeur. Oui, Pardonnez-moi, c’est un peu « je vous emmerde ». Je ferai ma musique, et ce sera dur puisque je prends tout le monde à contre-pied en étant un grand rappeur noir et sensible. Il faut voir comment on met le rap dans un ghetto.  J’ai parfois l’impression d’être un sous-homme, un sous-artiste. Nous sommes la nouvelle chanson française ! Avant d’être un grand rappeur noir, je suis un artiste français avec des choses à défendre.

 

Justement, Soul Inside, est plus soul (forcément !), plus jazz que tes albums précédents. Le rap permet la fusion des genres ?


Le rap cite les autres musiques, les autres cultures. Et consiste à sampler les autres genres. Tout en gardant sa propre identité, celle du rythme. Une rythmique solide et étoffée d’harmonies.  La mixité est inhérente au fait d’être urbain, dans des villes cosmopolites. C’est pour ça qu’il y a du rap partout dans le monde. Mais le rappeur est un chanteur. En gros, un chanteur est un coureur de demi-fond. Un rappeur est spécialisé en 100m. Notre spécialité c’est le rythme. Un chanteur est forcément un rappeur, plus ou moins bon. Ne pas considérer que les rappeurs sont des chanteurs reviendrait à se demander si un batteur est un musicien. Mon utopie consiste à ce que le rap soit reconnu comme de la chanson. La musique fait partie de l’histoire du rap. C’est la musique de la culture hip-hop. La musicalité se joue dans la façon de prononcer des mots plus hauts que d’autres par exemple. Parfois je peux rapper faux, ne pas être dans la bonne tonalité. Les américains ont toujours chanté en rappant. En France, on a une culture du texte, on reste dans la définition très originelle du rap. Des mots sur des beats.

 

 

 


 

 

 

On a comparé ton parcours à celui d’Oxmo Puccino. Qu’en penses-tu ?

Quitte à être comparé, autant l’être aux meilleurs ! Mais lui a plus le sens de la formule. Moi, j’ai du mal à me définir mais mon style est peut-être plus imagé. Bien que le sien aussi soit poétique. Je crois que la différence tient à nos énergies. Il est plus près de la culture française et moi de celle d’outre-Atlantique.

Par Les Z'infomanes - Publié dans : Musique par Fanny - Communauté : Les Z'infomanes
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Jeudi 9 juin 2011 4 09 /06 /Juin /2011 19:54

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Vous avez de l’affection pour les serials killers, appréciez quand votre sueur perle d’effroi ? Mais familier des sauvageries les plus terribles et des intrigues les plus torturées, la peur fictionnelle ne vous émousse plus des masses! C’est à peine si vous sursautez aux dernières atrocités qu’Hollywood et ses amis psychopathes, professionnels du découpage de pucelles écervelées, mettent en œuvre pour rassasier votre appétit vorace de frissons. Dexter ça pourrait être votre bon copain, les sept pêchers capitaux vous évoquent le nom d’une nouvelle émission de télé réalité et vous décrochez le téléphone après minuit ! Ca fait combien de temps que vous n’avez pas regardé sous votre lit ?

 

 

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 AH AH AH je vous tiens ! Misérable personnage raisonnable que vous êtes ! Pourtant, force est de constater,  qu’il est difficile d’angoisser sérieusement une fois le cap de la puberté passé... On a beau y mettre du sien, stimuler ses neurones froussards, se promener en pleine forêt, le soir, tard, seul, sous une nuit noire, sous la lumière blafarde d’une lune ténébreuse ou sombre la moisson dévastatrice d’une culture démoniaque sans nom! Nostalgie d’une jeunesse stupide où l’on savait pleinement jouir de l’ignorance… Depuis, les chansonnettes obscures se sont tues et plus un seul son d’épouvante ne peut chahuter nos tympans. Les bruits étranges se sont peu à peu  mués en analyse rationnelle des différents symptômes de la crainte… Ainsi un sifflement strident devient un coup de vent mal fichu; des bruits sourds et langoureux, la juste conclusion du « bois qui travail »; et les hurlements effroyables d’un canidé un soir de pleine lune, le bichon de la voisine en pleine crise intestinale (…) Vraiment on y peut rien, la veilleuse est rangée dans un tiroir, les monstres au placard et les sueurs froides ne viennent plus qu’avec la fièvre… Où sont donc passées toutes ces sensations effrayantes, ces émotions puériles du temps où l’on pouvait encore s’inventer des histoires.

 

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Le chagrin tétanise presque tout mon être (sauf les oreilles) quand j’y songe, c’est dire si je suis au bord du gouffre, en pleine chute de tension joviale face au puit sans fond de la triste raison… Et j’imagine que vous aussi (faites semblant, c’est pour la suite) ! Les affres de la lucidité ont quelque chose d’effroyable, n’est-ce pas ? Mais rassurez-vous l’horizon n’est pas si clair ! Ne comptez pas sur une quelconque dépression pour vous débarrasser de tous les maux que le chef d’œuvre vidéo-ludique « Heavy rain » vous narrera… Car il s’agit bien d’une exclusivité de la PS3 que je vous présente là, sans trop la dévoiler, sans trop la nommer, en faisant volontairement abstraction de son contenu... Pour préserver le mystère.

 

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Cependant, une chose est sûre, le savoir faire de QUANTIC DREAM (l’entreprise française qui a réalisé le jeu) est incontestable. Le gamelplay est accessible pour le joueur occasionnel malgré quelques rigidités, la narration est excellente, la mise en scène exceptionnelle ( du jamais vu en jeu-vidéo), l’histoire est palpitante et  complexe sans pour autant tomber dans l’absurde; c’est comme un roman interactif dont vous êtes le héros avec des graphismes de cinéma...

C’est impressionnant de jouer à un livre en regardant un film, c’est une sensation particulière que je vous recommande vivement.

 

 

Enfin bref, n’étant pas le bonhomme le plus pertinent pour parler sérieusement et puisque l’hypothèse de causer du tord à l’œuvre me crispait sévère (trois jours sans aller aux toilettes quand même), j’ai préféré meubler à côté, en espérant vous inciter par ce canapé théorique un tantinet débile et sensiblement pompeux, à regarder la bande annonce ci-dessous… Oui juste là, en bas, ici oui, le bouton en forme de triangle c’est ça; mais cliquez dessus bon sang ! Arrêtez de lire tout de suite ! Mais c’est pas vrai ! Vous êtes encore là ! Allez oust !

 

 

 

 


Par Les Z'infomanes - Publié dans : Jeux Vidéos par Cyril - Communauté : Les Z'infomanes
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Jeudi 9 juin 2011 4 09 /06 /Juin /2011 11:42

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Aujourd'hui il n'y a plus besoin d'être une femme du monde, ou active pour aimer être à la mode. Nos ados nous donnent une belle leçon sur ce point...

Elles n'ont que 18 ans - tout au plus - et sont déjà des vraies aficionados de la mode. Un oeil affuté pour les bons looks et pour les détails fashion qui font la différence. Certaines d'entre elles inspirent déjà des grands noms de la mode, et sont devenues des références dans le secteur.

 

Je vous prosose une rencontre avec, comme on les appelle "des TEEN MODEUSES".

 

Tendances du moment, originalité, créativité, les sorties des lycées n'ont plus rien à envier à celles des défilés. Elles surfent aussi bien sur la vague color block, vintage qu'elles ne s'accordent quelques petites frivolités des plus grandes marques.

 

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Avec l'essor des blogs, l'explosion des magazines féminins qui nous mitraillent d'images fashion de dernières trouvailles ou encore d'engouements pour la mise en marche de notre créativité, ces petites modeuses ont un style plus affuté que certaines rédactrices de mode. Lauren Bastide journaliste du ELLE, se surprend même à aller faire des sorties de lycées pour leur piquer des idées de look. Mais le monde de la mode n'y est pas pour rien dans se revirement de fashonistas adolescentes... Que ce soit Chanel qui a pris pour égérie Blake Lively idole des 12-18 ans, ou encore Tavi Gevinson qui s'avère être la plus jeune blogueuse de mode et qui va bientôt lancé son propre magazine, les portes de la légitimité leurs sont ouvertes.

 

225px-Tavi_gevinson.jpg TAVI GEVINSON

 

Hyper à la page de tout se qui se passe, des nouveautés, elles croulent sous une surinformation à laquelle elles sont plus qu'addict !!!

Il faut dire que les grandes enseignes ont bien su percevoir cet intérêt grandissant de la jeunesse pour la mode. Que ce soit TOP SHOP, ASOS et bien d'autres sites, ils ont à leur service une Armada de stylistes qui créés les désirs les plus fous de toute ces fraîchement nées fashionistas...

H&M n'est plus à la place numéro un de leurs endroits préférés... Quand elles cherchent à vraiment se distinguer de la masse il est hors de question d'aller chez l'enseigne suédoise qui est apparentée selon certaines pour la responsable de la " clonée génération Facebook " (Laurene Bastide - ELLE 22 avril 2011)

 

La jeune modeuse avec son goût confimé et validé par les rédactrices peut être aujourd'hui considérée comme capable de lancer des tendances toute seule comme une grande !

 

"Bref pour être à la pointe suivez l'adolescente" (Lauren Bastide - ELLE 22 avril 2011)

 

Par Les Z'infomanes - Publié dans : Mode par Anabelle - Communauté : Les Z'infomanes
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